Nous sommes le 27 Juin, il est 11h20, je rentre de Palanga/Klaipeda/Nida et il me reste 3 jours avant de rentrer au pays. Wow.
On va commencer à faire les valises, la sélection de la sélection....
Les au-revoirs ont sérieusement commencé (dois-je préciser très difficilement?) depuis une semaine, mais je déteste toujours autant ça. Nan mais sérieux, j'avais jamais été vraiment confrontée à de telles émotions, de tels sentiments, ça m'éneeeeeeeeeeeerve!!! J'ai vécu presque 24h/24 pendant 10 ou 5 mois avec des gens.... Tu peux pas décrire ce que ça fait! C'est de la tristesse mais même pas... Et ça fait mal tellement c'est dur et c'est triste. Et puis, c'est pas que les gens ("on se reverra de toute façon!"), c'est tout! Le mode de vie, la ville, les habitudes.... En 10 mois, tu prends une sacrée routine!
T'en es à un point où t'as presque envie de partir le lendemain tellement l'attente est aussi dure et épuisante!
Mais bon, les projets se font, ce qui fait que la nostalgie et la tristesse sont moins dures.... Les Balkans cet été, Milan en septembre, Seville ou l'Allemagne en octobre....
Aaah, en fait, c'est aussi le début d'une nouvelle vie :)
Europe de l'Est - Lituanie - Vilnius - Moi!
Départ pour la Lituanie pour plusieurs mois... On n'a jamais vraiment su pourquoi ^^
lundi 27 juin 2011
mercredi 30 mars 2011
Ah oui aussi...
Juste pour revenir vite fait sur notre chère corruption ukrainienne.
Un soir, nos deux espagnols du groupe ont décidé de partir à la recherche d'un endroit où manger.
A 50 mètres de l'hôtel, voilà deux policiers qui s'approchent et leur demandent leurs papiers. Bon, nos compagnons de route sont en tord parce-qu'il ne les ont pas, soit, mais ils expliquent qu'ils habitent juste à côté et qu'ils peuvent leur présenter.
Mais que nenni, les policiers n'en ont que faire et menacent de les embarquer; les embarquer, à moins que les deux jeunes ne lâchent quelques beaux billets pour clore l'affaire. Ils demandent 50 UAH chacun (5€ chacun) et, âmes charitables qu'ils sont, ils les amèneront quelque-part où manger. Les espagnols n'ont pas trop le choix et s'exécutent.
Les policiers les amènent 100 mètres plus loin mais tombent sur un restaurant fermé.
Sans se démonter pour le moins du monde, ils lâchent un "Ah mince. C'est fermé. Bonne chance!" et abandonnent les deux amis dans la nuit froide et mouillée ukrainienne.
Les deux garçons sont rentrés à l'hôtel bien vite, la faim au ventre.
Ca montre quand même à quel point c'est courant mais aussi à quel point le pays est pauvre. Sans rire, 10€ pour soudoyer deux policiers, vous y croyez vous?
Un soir, nos deux espagnols du groupe ont décidé de partir à la recherche d'un endroit où manger.
A 50 mètres de l'hôtel, voilà deux policiers qui s'approchent et leur demandent leurs papiers. Bon, nos compagnons de route sont en tord parce-qu'il ne les ont pas, soit, mais ils expliquent qu'ils habitent juste à côté et qu'ils peuvent leur présenter.
Mais que nenni, les policiers n'en ont que faire et menacent de les embarquer; les embarquer, à moins que les deux jeunes ne lâchent quelques beaux billets pour clore l'affaire. Ils demandent 50 UAH chacun (5€ chacun) et, âmes charitables qu'ils sont, ils les amèneront quelque-part où manger. Les espagnols n'ont pas trop le choix et s'exécutent.
Les policiers les amènent 100 mètres plus loin mais tombent sur un restaurant fermé.
Sans se démonter pour le moins du monde, ils lâchent un "Ah mince. C'est fermé. Bonne chance!" et abandonnent les deux amis dans la nuit froide et mouillée ukrainienne.
Les deux garçons sont rentrés à l'hôtel bien vite, la faim au ventre.
Ca montre quand même à quel point c'est courant mais aussi à quel point le pays est pauvre. Sans rire, 10€ pour soudoyer deux policiers, vous y croyez vous?
24-28/03/11 - Minsk (Biélorussie) & Kiev (Ukraine)
Lorsque le bus parti ce matin à 5h03 de devant la cathédrale de Vilnius, je ne savais pas que je m’embarquais pour ce qui allait être le plus long voyage de ma vie mais aussi pour un gros choc culturel et une des plus belles villes que j’avais jamais vu (ouaiiis, je sais, ça fait la 3e fois que je dis ça mais, KIEV quoi !).
On arrive à la frontière biélorusse entre 7h30 et 8h et on y reste environ 2h, juste à attendre, mais c’est normal apparemment. Après encore quelques heures sur les routes désertes et grises, on arrive enfin à Minsk sur les coups de 11h.
Minsk, voilà quelque-chose de différent de ce qu’on a l’habitude de voir. En même temps, les dictatures en Europe de l’Est, ça se fait plus trop…
Trois immeubles très colorés (bleu, vert et jaune) nous ouvrent les portes d’une ville qui contraste beaucoup avec ces bâtiments bariolés. On récupère le guide et direction la place centrale.
Place centrale… Bizarre à dire, surtout quand il n’y a absolument personne dans les rues. Ok, il fait froid, il est 11h du matin et on est un jeudi mais bon, essayez Paris dans les mêmes conditions ! Ou même Vilnius tiens !
Bon, tout est extrêmement austère, droit, grand, gris, c’est très impressionnant. Les routes sont larges mais peu empruntées. Les bâtiments qui ne sont pas droits, grands et gris sont détruits ou en ruines mais tout aussi austères.
A l’entrée des stations de métros, il y a encore le symbole de la faucille et du marteau couronnés d’un énorme CCCC. Wow.
Des énormes statues ont été construites un peu partout dans la ville : Lénine mais aussi des musiciens et des soldats qui sont censés représenter les bons citoyens, la base d’une bonne société. Etonnant.
Dur de trouver un restaurant pour 25 aux alentours de midi mais après avoir trouvé un petit resto et englouti un mini bout de porc et 3 pauvres légumes, on retourne dans notre bus rose Barbie. Oh ! J’avais oublié de préciser ça ! Notre bus est rose Barbie ! Avec écrit FAG sur la plaque d’immatriculation. Mais c’est bien pratique à repérer dans toute cette grisaille.
On quitte Minsk à 15h.
Nous sommes à 350km de la frontière et 600km de Kiev. Les rues sont absolument pourries. C’est vrai quoi, à l’époque il valait mieux s’attirer les bonnes grâces de Lénine plutôt que celles du peuple. Mettons de l’argent dans les statues plutôt que dans les routes. Comme ça en plus, les gens mettront plus de temps s’ils veulent s’enfuir, haha.
Enfin bref, nous arrivons à la frontière vers 21h. Longue route, et on pensait pas y rester si longtemps…
Biélorussie, pays où la corruption est reine….
Elle est tellement présente et importante qu’on y croit pas.
Franchement, le douanier ivre qui rentre dans le bus pour de la vodka et du café en échange des passeports, tu te crois dans un film.
Il a d’abord récupéré nos passeports et, voyant qu’il ne revenait pas après trois heures (littéralement), les chauffeurs ont décidé d’aller voir ce qu’il se passait. On leur a alors fourni des très longs questionnaires tout en russe (bah ouais, c’est pas aussi drôle sinon) à remplir de manière précise et détaillée. Forcément ça prend du temps : seulement quelques personnes parlent ou comprennent le russe dans ce bus, donc ils le remplissent et le font passer. Bon après dix bonnes minutes comme ça (donc six incluses à vérifier que c’est bien ton nom que t’as écris et pas celui de ton voisin), les chauffeurs refont la navette. L’un des douaniers regarde les questionnaires distraitement quelques secondes puis de nouveau les chauffeurs et là commence une des conversations les plus surréalistes que j’ai jamais entendu :
Douanier : Et alors, il est où l’argent pour les bières ?
Chauffeurs : Nan nan, s’il-vous-plaît, on voudrait faire ça rapidement, tout le monde est fatigué, ça fait des heures qu’on attend…
Douanier : Bah ouais mais si je veux je peux les faire attendre encore 5h… ou 1h… ça dépend de vous…
Les chauffeurs lui donnent un peu d’argent, les douaniers jettent tous nos formulaires (qu’on avait été tellement fiers de remplir !) et rendent nos passeports. Ouais. Bon. Normal business.
On quitte la frontière à minuit (c’est long trois heures sans rien faire à attendre à attendre qu’un mec bourré parlant une langue inconnue te rende ton passeport.
On dira ce qu’on voudra, vive l’espace Schengen quand même.
On est arrivé à l’hôtel à 4h. L’arrivée dans la ville de nuit est magique ; mais l’accueil à l’hôtel l’est nettement moins. Le propriétaire est un gros texan repoussant désagréable qui ronfle sur le canapé en portant un sexy débardeur d’où s’échappe quelques pans de peaux bien appétissant (ironie quand tu nous tiens…). Il grogne parce-qu’on fait trop de bruits alors qu’on a qu’une envie c’est de se brosser les dents et dormir !
On nous fait enlever nos chaussures et le jeune qui l’aide (qui ressembe à Kenshin le vagabond et a une main brûlée (non non, pas de référence stupide et méchante à la courte distance qui nous sépare de Tchernobyl)) essaye de nous trouver une chambre. Pas de problème pour les gars, tous ensembles dans la même pièce alors que nous, pauvres filles fatiguées et sans défense on se retrouve avec des gens inconnus.
Grosse flemme de faire mon lit, j’ai l’oreiller de mon dortoir et je m’endors, j’ai encore mon pantalon.
Levé vers 10h30-11, mais une nouvelle mission nous attend… En plus du plan foireux des chambres, les douches sont pas mal. Enfin, les douches, pourquoi pluriel ? La douche, tout simplement… Ouep. Une seule douche. Pour tout l’hôtel. Dont au moins 25 étudiants étrangers. Puants. Et civilisés. Donc, une seule douche, sans eau chaude. Enfin, si, je suis mauvaise langue, il y en a. Il ne faut pas tourner le robinet d’eau froide, pas du tout, juste le chaud, attendre une dizaine de secondes, et si c’est toujours pas chaud (« température décente » sera un terme plus raisonnable à employer), tout arrêter, attendre cinq minutes et tout recommencer. Epique. Surtout le matin quand ya au moins vingt-quatre autres personnes qui attendent derrière la porte, en sous-vêtement, la trousse de toilette à la main, les cheveux qui disent bonjour au soleil.
Aaaaaah l’Ukraine…
Après tout ça, on décide d’aller se promener, moi et mes deux copines. Premier distributeur de billets -> découverte des billets ! Jaunes, roses, oranges ! Billets de 1, de 2, trop bien ! Ils font d’ailleurs partie des billets les plus beaux du monde d’après une étude internationale ! La classe ! Et la ville a bien l’air magnifique, on ne s’était pas trompé la veille.
Après tout ça, on retourne à la civilisation (bon la civilisation ukrainienne, ça reste relatif, hahaha) pour se nourrir. Et là, encore un choc : les prix. Prenons un exemple simple (en plus, la conversion l’est aussi) : un menu best of Big Mac en France : 6,20€. A Kiev (réputée pour être la ville la plus chère d’Ukraine) : menu équivalent de fast food : 20 UAH (pour le changement en euros il suffit de diviser par dix) : 2€.
Inutile de dire qu’on se fait plutôt plaisir.
On se promène ensuite un peu dans la ville, elle est vraiment chouette et les gens sont souriants et gentils ! Et beaux ! Ils ont l’air beaucoup plus sains que les Lituaniens. Toujours agréable à voir. Et ils sont aidant. Je commence donc à croire que c’est un problème essentiellement lituanien.
*
Après un levé à 10h et une nouvelle mission douche, tour de la ville et visite de la Sophia Church. Wow. Blanche avec des rainures bleu ciel et le toit doré, c’est superbe. On rentre dans l’enceinte « religieuse » et en face de nous, un monastère, cette fois au toit vert. Les nuages gris et la pluie qui tombe n’arrivent pas à atténuer la force des couleurs vives qui perce la froideur du temps.
On est aussi allé voir l’ « Arche de l’amitié ». Oui oui, c’est le nom officiel. En gros c’est une arche, grise, en métal, avec devant deux statues de mec contents qui sont, à priori, amis. Mmh mmh, ok.
Bon, on reprend les choses sérieuses et mes copines on va dans un café pour un petit déjeuner tardif : pancakes et cappuccino (3€) ça fait plaisir dans n’importe quel pays :)
La journée était à peu près normale jusqu’à ce qu’on aille au restaurant pour dîner et où on a rencontré les ukrainiens les plus bizarres du monde (peut-être même les garçons les plus bizarres du monde, sans précision sur la nationalité). Ils nous ont entendu parler français et sont donc venus à notre table, puis nous ont invité à la leur, payé une bouteille de vin, des cigarettes, une pizza et nous ont posé plein de questions ! L’un d’eux, au centre de ses deux amis avait ouvert un petit calepin et écrivait nos réponses. On était toutes les trois face à eux, ça pouvait faire penser à un interrogatoire. Mais c’était des questions bizarres ! « Quel est votre film préféré ? Votre sport préféré ? Votre couleur préférée ? » Bizarre j’vous dis…
Donc du coup on avait prévu d’aller dans un pub après pour rejoindre les gens du groupe, bah voilà, raté ! A la maison à 23h40 ! Et comme dans notre hôtel ils éteignent les lumières à minuit…
Bizarre j’vous dis…
*
Comme nous, les sept seules filles du groupe, avons la chance et le privilège de partager notre chambre avec des inconnus (surtout masculins), nous avons aussi eu la chance et le privilège de nous faire réveiller par de foooooorts ronflements. Pas des petits ronflements français hein, nan nan, du bon gros ronflement de l’est !
C’est alors que chacun y va de sa technique pour les calmer : « En Italie on fait comme ça ! » « En Slovaquie on fait ça ! » « Ah, en France, on siffle ». Et puis on décide de claquer la porte : simple, rapide, bruyant et surtout, efficace ! Mais pas trop longtemps non plus…
Enfin, magique petit-déjeuner le matin : muffin, doughnuts, pain, beurre, nutella, confiture, céréales, fruits…. Nos organisateurs savent à qui ils on à faire.
Ensuite, courses au supermarché pour le voyage du retour. Vie pas chère : Sandwich + coca + kit-kat + énorme snickers + 3 pommes + deux paquets de cigarettes : 8€. Ouais, d’accord, essaye de faire ça en France tiens ; tu t’en sortiras avec un paquet de cigarette et une pomme.
On quitte finalement la capitale à 17h (ah oui, la vodka la plus chère est à 5€ là-bas… voilà…).
Impossible de dormir donc j’ai discuté avec à peu près tous les gens qui étaient à porté de murmure de mon siège. J’ai ainsi appris à dire chauve-souris en espagnol (« murcielago », toujours utile) et Wish you were here passait à la radio. Ya des vies plus difficiles quand même…
On arrive aux aurores tardives à Vilnius, à la maison :)
On croire deux sourds-muets dans le bus qui vont à l’école. Faut-il être handicapé pour être sain dans ce pays ?
jeudi 10 février 2011
2-7/02/11 - Paris, France + Amsterdam, Hollande, Pays-Bas
“I have found out that there ain’t no surer way to find out whether you like people or hate them than to travel with them.*” - Mark Twain
Il est 19h30 lorsque je reçois un message de notre Macédonien préféré « Where are you frenchy ??? ». Bon, ok, on a prit un peu de retard sur la route Marine et moi, et du coup on n’est pas à l’aéroport à l’heure pour récupérer nos trois hommes perdus dans le grand (ironique) aéroport de Paris-Beauvais.
On arrive à fond sur le parking et on voit les trois… Avec leur valise… My boys… Les crapules.
Enfin enfin, hug comme si on ne s’était pas vu depuis des semaines et on embarque ; c’est pas tout ça mais, ya des parents qui nous attendent à la maison pour un festin de rêve.
Dans la voiture, au début les conversations fusent pour nous raconter ce qu’on a raté (apparemment, une soirée un peu arrosée) puis le silence s’installe progressivement… Ils se remettent à parler de plus en plus alors qu’on se rapproche de chez moi… Seraient-ils angoissés ? Haha. Alors qu’on se gare devant la maison, la lumière dans la cuisine n’arrange en rien la situation.
Dimitar : Bon bah… Allez…
Uran : T’y vas en premier !
Dimitar : Quoi ! Nan nan c’est mort ! Toi !
Gabriele : Moi ? Pourquoi moi ?
Uran : Tu parles français !
Gabriele : Quoi ? Mais nan !
Dimitar : Si si, c’est mort, c’est pas moi !
Et ça a 23 ans… Mon père ouvre la porte en grand et voilà, ils ne peuvent plus s’enfuir. Heureusement pour nous une délicieuse odeur s’échappe de la cuisine ; on les tient.
Gabriele : Bonsoir, je m’appelle Gabriele. Enchanté.
Dimitar : Bonsoir, je m’appelle Dimitar. Enchanté.
Uran : Uran.
Haha, Kosovo l’escroc ; mais bon, ils ont bien apprit leur texte, c’est bien. Bon ils s’aperçoivent rapidement qui n’y a pas vraiment de raison d’avoir peur de mes parents aux premiers abords et on passe à l’apérif puis à table. Pfouu, à table. Ce repas… En entrée, foie gras sur petits toasts grillés, suivi d’un confit de canard magique accompagné de ses pommes de terre à la sarladaise. Vous imaginez après 4 mois à manger de la salade/pâtes/pizzas/trucs bizarres… Les garçons en redemandent ! Et pour conclure ce festin de roi, macarons… Fiou, ils devraient venir plus souvent ^^ On discute tous ensemble (Je deviens folle à devoir traduire en français et en anglais à tout le monde pour que tout le monde comprenne. Je ne sais plus à qui parler en quelle langue. Je raconte les blagues à mes parents en anglais et les explique à Uran en français. « tu te rends bien compte que je ne comprend pas ce que tu me dis, hein ? ») ; on est tous blindés, on boit du champagne, le vin est bon, notre petite semaine s’annonce plutôt bien.
Dans ma chambre, on se tape des fous rires comme il est même pas permis (si je parle de Miss Smiljanovska, Robin « fucking » Hood ou encore des pyjamas de Dimitar, ça ne vous dira sûrement rien mais ça a une importante signification pour chacun d’entre nous – et il est à peu près certain que l’un de nous ne pourra pas s’empêcher de rire si on en mentionne un). Il est vraiment temps d’aller se coucher.
Marine et moi nous levons aux aurores afin de préparer à nos invités un petit-déjeuner français digne de ce nom ! Au menu : jus d’orange, lait, pains au chocolat, croissants et café. Ils découvrent la vraie vie, enfin.
Et puis à 9h45, direction la capitale ! Paris, here we come !
On fait la tournée obligatoire : Invalides, La Tour Eiffel (à pieds ladies and gentlemen !), le Trocadéro, l’Arc de Triomphe (à pieds ladies and gentlemen ! – pas le choix de toute façon), les Champs Elysées, la Place de la Concorde, l’Assemblée Nationale, rue de Rivoli, le Musée du Louvre, la Madeleine et enfin l’Opéra (avec un goûter à La Brioche Dorée). Epuisant mais superbe. Je réalise à quel point cette ville et belle et riche. Il y a vraiment de tout et vous ne me prendrez plus jamais à critiquer Paris ! Je le promets !
Ah oui, quelque-chose qu’on ne réalise pas trop lorsqu’on se promène dans Paris ou qu’on visite. C’est gratuit, c’est bien. C’est gratuit pour les moins de 26 ans, bien aussi quand t’es étudiant et fauché… Mais un peu moins quand tu n’es pas étudiant de l’Union Européenne (mais fauché quand même) ; et quand on se promène avec un Kosovar et un Macédonien c’est quelque-chose qu’on remarque. Ils étudient en Lituanie me direz-vous. Effectivement, mais à Paris ils en ont un peu rien à faire. Il faut être né dans un pays de l’Union Européenne (et oui, c’est différent de l’Europe, madame qui-vend-des-tickets-au-tombeau-de-Napoléon) ou étudier en France. Et bien bravo…
Uran : Eh ! Vous avez vu ? Qu’est-ce qui arrive à la Tour Eiffel ?
Et oui, toutes les heures, à partir de 19h, notre très chère Madame de Paris scintille pendant 5 minutes. C’est le moment pour toutes les photos et les émerveillements des novice (mais bon, j’avoue que ça fait toujours quelque-chose… Quel homme ce Gustave !).
Et puis on décide de rentrer alors qu’elle s’éteint juste quand nous rentrons dans la voiture, perfect timing.
Petit passage par notre bon vieux Carrefour parce-que les garçons veulent acheter un truc pour mes parents. Ils m’ont parlé de leur embarras toute la journée et veulent absolument acheter un petit quelque-chose pour les remercier d’un tel accueil et d’une telle générosité. Quinze minutes pour choisir un champagne (Veuve Clicquot ?) et l’image d’Uran dans les escalators avec des fleurs dans les mains pour ma maman est absolument épique.
Le dîner est encore absolument mémorable malgré sa « simplicité » : Macédoine en entrée (grande expérience pour Dimitar) suivie de… haha… Escargots !! La tête d’Uran quand mon père les amène, mémorable. Le sourire un peu figé jusqu’à ce qu’il en mette un dans son assiette. La grande expérience… Mais il en mange deux ! (et maintenant il est très fier de raconter à tout le monde qu’il a eu ça dans son estomac). Ça ressemble trop à un fruit de mer pour convenir aux goûts de Dimitar mais Gabriele est intéressé. The real french touch ^^
Le vendredi 4 février, café, musique, brioche, jus d’orange, tartine et c’est re-parti !
Ce soir, c’est dîner chez les Drezet, donc passage par Monoprix pour acheter à boire puis direction la maison. Même la maman est là ! On sera plus tard rejoint par Dorian et puis tout le monde passe à table. Pfou, Papa Drezet nous a sorti la raclette ! De la raclette ! On n’en mange pas assez souvent. Et les garçons sont trop contents. Et comme si on n’était pas assez plein, moelleux au chocolat faits-maison avec sa boule de glace Ben & Jerry’s… Fiou, heureusement qu’il y a toujours de la place pour la Ben & Jerry’s.
Vers 23h, des copines de Marine débarquent… Iiih, demain, levé à 4h et l’heure tourne ! Mais c’est toujours sympa donc bon, on a du mal à rejoindre la chambre.
Le lendemain, départ aux aurores, et les vraies aurores cette fois. Il est 6h30 lorsque Marine démarre le moteur de la voiture – on avait prévu 6h « maximum ! » mais bon, on a rarement ce qu’on veut dans la vie. Drezet est volant et ça comate sévère derrière.
Gabriele finit par prendre le relai et on arrive à l’hôtel vers midi. Après un enregistrement difficile (c’est sympa un réceptionniste qui fait des blagues, mais pas pendant 20 minutes…), on apprend que Marine et moi ne sommes pas dans la même chambre. Mais on est des filles fortes et on peut passer une nuit loin l’une de l’autre ; à partager notre « chambre » avec 15 autres filles. Ah oui parce-que l’hôtel que l’on a choisi est chrétien et les chambres ne sont donc en aucun cas mixte (êtes-vous fous ??).
C’est pas grave ! Et on s’enfuit quand même assez rapidement pour faire un tour de la jolie ville qu’est Amsterdam ! Et oui, on emmène nos garçons pour leur première fois en Hollande, quelles cools potes on fait quand même ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, notre hôtel est en plein centre du quartier rouge (pas vraiment réputé pour ses sabots ou ses moulins), et nos petits hommes sont donc surpris de découvrir qu’il y a vraiment des prostituées en vitrine à toute heure du jour et de la nuit. « C’est super gênant ! T’oses presque pas les regarder ! ». Quelles petites natures.
Bon, en tout bon touriste à Amsterdam, visite d’un Coffee Shop (ce ne sont donc pas des rumeurs ?!) et puis on va se perdre un peu dans la ville. Déjeuner au Burger King où Uran nous fait la démonstration d’un passage de commande rapide et efficace. En effet, il est concentré sur les lèvres de la serveuse et répond à chacune de ses questions le plus vite possible.
- Quel men/DOUBLE WHOPER
- Normal or larg/LARGE
- Quelle boiss/COKE
- Ketchup or may/LES DEUX
Aucune perte de temps mais ça fait bien rire la serveuse (et moi bien sûr, qui n’en perd pas une pour me moquer d’un « stoner »).
On fait ensuite un bien plus grand tour de la ville avant de finir dans un autre coffee shop. Mais on s’est couché tôt et tout le monde est au lit à 20h, haha, vous parlez d’aventuriers…
Le lendemain, réveil (difficile) à 9h (je crois de plus en plus qu’il va nous falloir deux mois entiers pour rattraper touuuuut le sommeil accumulé depuis septembre… on est mal barrés les enfants !).
On se promène dans les jardins, il n’y a personne, c’est parfait !
Uran : Ces jardins sont tellement grands je suis sûre que toute ma ville pourrait tenir dedans !
Alors que nous nous dirigeons vers l’entrée du château pour acheter les billets, qu’elle n’est pas notre surprise d’apprendre qu’il est fermé au public.
Garde : Le château est fermé au public tous les lundis.
Nous : Vraiment ?!
Garde : Oui oui, depuis 45 ans déjà.
Ok, bon, il faudra qu’on revoit nos références…
Mais bon, on n’est pas des touristes, on a toujours un plan de rechange : direction la Quartier Saint Louis puis la place du marché où on se prend un petit café/cocktail en terrasse. Oui oui oui, EN TERRASSE !! Vous imaginez notre plaisir. Sentir le soleil sur notre peau, sentir la chaleur sur notre peau !! On n’y croyait plus nous ! On avait oublié le plaisir que ça procurait ! On va ensuite à la crêperie juste à côté pour un déjeuner bien breton ! Bolée de cidre et crêpes, home sweet home mes amis ^^ Le repas est délicieux et les garçons aiment vraiment vraiment. « Le retour à Vilnius va être très difficile ! » qu’ils disent… « La cathédrale de Vilnius comparée à Versailles… Les « bandele » comparés aux croissants, la « old town » comparée à Paris… ». Aaah, c’est toujours bon à entendre ^^
Bon c’est pas tout ça, mais il est déjà presque 17h et ils ont un avion à prendre à 19h30. Gabriele au volant on prend la route pour la capitale, une dernière fois avant un bon moment…
Embouteillages, accidents, déviations… Le sort s’acharne contre nous et jusqu’aux dernières minutes on ne pense vraiment pas qu’on pourra le faire. La tension monte quelque peu dans la voiture, Uran promet même de se retenir de faire pipi jusqu’à ce qu’ils soient dans l’avion. « C’est le sacrifice que je vais faire ». Et enfin « Beauvais » est affiché, puis « aéroport », puis une simple flèche ; c’est bon signe, c’est bon signe… On arrive sur la parking à 30km/h, le moteur n’est même encore éteint que Uran a déjà un pied dehors, Dimitar, après s’être battu quelques secondes (bien trop longues) avec sa ceinture arrive à se délivrer et le coffre est ouvert lorsque Gabriele arrive. En l’espace de 30 secondes ils ont chacun récupérés leur valise et courent vers les portes de l’aéroport, leur bagage à la main et le manteau sous le bras. « ok girls, we love you ! ». Aussi simple que ça. Mais malgré tout, cette course valait vraiiiiiiment la peine d’être vue, et je ne regrette en rien ces embouteillages ! Je n’aurais raté cette course pour rien au monde.
Retour à la maison à 20h30 et Matthieu, Amandine et Rafael sont là ; à m’attendre J Les pizzas sont commandées et Lise et Christine passent me voir un petit après. J’aimerais pouvoir me poser un peu plus quand même. Mon avion pour rentrer est à 7h15 demain matin… ça fait pas très long avec ma famille tout ça… Et Pierre est passé me voir vers 23h pendant que je faisais ma valise ^^ Des millions de trucs à raconter en quelques minutes… On fait de notre mieux.
Ah la la, une semaine intense mais géniale : mes parents qui ont rencontré mes amis ("She knows, she f*cking knows !"), la première fois d’Uran à Paris (et je dois avouer que voir un garçon de 24 ans s’émerveiller devant des choses banales pour nous c’est assez magique), j’ai conduis quatre heures d’affilées, les garçons ont rencontrés un drag-queen dans la salle de bain de leur chambre…
Uran a dit “Guys, we’re fucked. It’s not like we see each other in the corridor “hi, fuck you”. We go on holidays together and we lived in your house. We are really friends, we’re fucked” **, et je l’ai détesté pour tant de lucidité.
Uran a dit “Guys, we’re fucked. It’s not like we see each other in the corridor “hi, fuck you”. We go on holidays together and we lived in your house. We are really friends, we’re fucked” **, et je l’ai détesté pour tant de lucidité.
| True love 1 |
| True love 2 |
* "J'ai découvert qu'il n'y a pas de moyen plus sûr pour savoir si l'on aime des gens ou si on les déteste que de voyager avec eux."
** "Les gars, on est foutu. Ce n'est pas comme si on se croisait juste dans les couloirs "salut, casse-toi". On part en vacances ensemble et on a vécu dans vos maisons. On est vraiment potes. On est foutu"
samedi 15 janvier 2011
4 mois en Lituanie, ça rend comment?...
Alors, un semestre vient de s’achever et pour l’instant, le seul truc qui me vient à l’esprit est « DEJA ?? ». 4 mois viennent de se terminer et ils sont passés à une vitesse folle ! Ce qui ne me rassure en rien pour la suite ! Fin d’un semestre, début d’un nouveau… Fin d’une ère, début d’une autre… Fin du début d’Erasmus, début de la fin… Temps de faire un peu le point ; où ça en est dans ma vie, dans ma tête et dans mon corps…
Déjà, concrètement, dans mon corps, à part 4kg en plus, pas grand-chose à noter, haha. Erasmus viendra à bout de nous.
Ensuite, pour ce qui est de ma vie, tellement de choses ont changé ! Et m’ont changé ! Les voyages que j’ai fais, les gens que j’ai rencontré… Pfou, les gens que j’ai rencontré… Pendant un temps je me suis même demandé comment j’avais fais pour vivre sans eux tout ce temps. Ils ont changé ma vie à Vilnius. (Mon très cher Mark Twain a meme dit : « Grief can take care of itself, but to get the full value of joy you must have somebody to divide it with », et c’est un peu ça Erasmus, ce serait pas aussi bien sans eux, spécialement eux). Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils ont changé ma vie tout court, on ne sait pas de quoi sera fait le futur (et ne nous faisons pas trop d’illusions non plus), mais ils sont incroyables, tous à leur façon, et je les aime profondément, chacun. Et rien qu’à voir comment s’est passée notre « goodbye party » juste avant les vacances de Noël, on peut deviner que, ça va, ils nous apprécient aussi ^^ « In vino veritas » dit-on, n’est-ce pas ? Et bien, si on compte tous les câlins, les bisous et les « i love you, girls », je pense qu’on est plutôt bien placé dans le cœur de certains. Mais bon, après tout ce qu’il s’est passé, je veux bien dire tout ce qu’il s’est passé, si on est toujours aussi amis et aussi proches, c’est que ça pourrait donner quelque-chose de bien J
Pour ce qui est des voyages, j’ai eu la chance d’aller dans les villes que je considère maintenant comme les plus belles du monde. Oslo et Saint-Petersbourg ont été des vraies découvertes magiques et j’y ai laissé un peu de mon cœur dans chacune d’elles.
Je crois que je suis plus riche intérieurement après un semestre en Lituanie que pourraient l’être d’autres personnes après une année entière en Erasmus en Angleterre (haha, et toc ! Pour tous les gens qui se sont moqués !)
vendredi 26 novembre 2010
18-23/11/10 - Oslo, Norvège
Il est 16h lorsque nous arrivons, Marine, Coline, Gabriele et moi, à la gare routière de Vilnius. De là, nous prendrons le mini-bus qui nous emmènera à Kaunas d’où partira l’avion pour Oslo ! Et oui, c’est de là que partent les vols low-cost et en Erasmus, RyanAir est ton ami !
Tout le monde au lit à 2h pour essayer d’être en forme pour demain, quand notre mission principale sera de trouver un hôtel où dormir pour le reste du séjour ! (Bah ouais, on est des aventuriers nous !). Et d’ailleurs, en parlant d’aventuriers, il fallait en être pour caler et faire « dormir » 5 personnes dans une si petite chambre (et oui, dormir entre guillemets) : Aline et moi sommes dans son lit (tête-bêche pour prendre moins de place), Gabriele et Marine sur un futon pas bien épais et Coline sur tous nos manteaux réunis (mais elle s’est fait attaquer par l’étendoir à linge qui lui est tombé dessus dans la nuit).
L’appartement n’a encore sûrement jamais été utilisé, tout vient d’Ikea et IL EST IMMENSE !!!! Une grande entrée, une grande salle de bain, dans grandes chambres (avec lits doubles) et un grand salon/salle à manger avec écran plat avec le câble (si vous vous souvenez de notre émotion devant la première télé dans le dortoir d’Alin, vous imaginez notre crise cardiaque devant un écran si grand ! Et si plat ! Et si moderne !). Je vous jure, après 3 mois en Lituanie, on oublie qu’il y a la modernité dans certains pays, l’internet rapide et des gens gentils.
Bon, on va voir l’Opéra qui est un bâtiment plutôt étonnant pour sa fonction (mais ça glisse beaucoup beaucoup ce qui nous permet d’assister à une chute absolument épique de notre cher Italien qui m’a fait rire pendant 20 minutes, littéralement) -> il m’en veut encore.
Il fait vraiment trop froid donc on décide d’aller se prendre un petit truc pour se réchauffer dans la gare. La Norvège : le seul pays (très certainement au monde) où manger dans une gare n’est pas glauque. Il fait bon, il y a un immense et magnifique sapin de Noël, des magasins, des gens souriants…. Incredible Norway. On n’est pas habitué au luxe et là, un appart + ça ! Faut y aller mollo les gars ! On est des petits Erasmus impressionnables nous !
Après tout ça, on se dirige vers le très célèbre Vigeland Park. Alors personnellement, moi, le Vigeland Park, j’en avais jamais entendu parler (en même temps, pour être complètement honnête, je savais pas vraiment ce qu’il y avait à visiter à Oslo). Donc on est allés au Park, by night. Les statues ont l’air plutôt… inhabituel. Mais elles sont supposées représenter les relations familiales, l’ascension professionnelle etc. Et Monsieur Vigeland est très visiblement inspiré par Monsieur Rodin. Bon, tout ça c’est très bien, mais ces statues mettent un peu mal à l’aise quand même, donc on décide d’aller tester l’épaisseur de la glace sur la petite rivière du parc (ouais, on a 20 ans et on est cultivés mais faut que l’art reste accessible quand même). Et puis, comme a on décidé d’y retourner de jour, on a une bonne excuse.
On arrive en Lituanie à 13h et au dortoir à 15h. Odeur aigre et douceâtre d’alcool dans le bus, mmh, pas de doute, on est de retour à la maison.
L’avion décolle à 19h30 et on arrive à Oslo, aéroport de Rygge, à 20h30 heure locale (21h30 heure lituanienne). Après ça, c’est encore une heure de bus jusqu’à la gare routière de la capitale Norvégienne. Et les gens parlent anglais ici ! Magique !
Ainsi donc, c’est enfin vers 22h que je retrouve une de mes fantastiques ! Toute emmitouflée dans une grosse doudoune, je vois son sourire à travers la vitre…. Aaah, Alin…
Il y a plein de neige et c’est notre première fois de l’année pour nous lituaniens et, c’est beauuuuuu, mais, vindiou, qu’est-ce qu’il fait froid dans ce pays !
Pour la première nuit, Aline nous accueille dans la chambre de son dortoir.
- Alors, comment on rejoint ton dortoir ?
- On peut prendre le métro
- TU AS LE METRO ???
Nan mais vraiment, on passe pour des paysans là!
Lorsqu’on sort de la gare, wouaaaah. Oslo est magnifique by night. Tellement différent de la Lituanie ! Ville du Nord et riche ! Lumières partout, chaînes de restaurants connues… Intéressant, intéressant…
Petites courses rapides et on mange devant la télé (téééééléééééééé !! c’est fou comme 4 personnes qui n’ont pas regardé la télé depuis 3 mois deviennent stupides devant un écran…). La télé est pas bien grande et à peut-être 5 chaînes maximum mais après 3 mois, on n’est pas très difficiles…
Enfin bon, tout ça pour dire que nos aventures norvégiennes commencent trivialement ^^
Le lendemain, on rate le premier réveil et on se lève à midi. Après un petit-déjeuner rapide, recherches intensives sur internet (pendant qu’Aline, élève sérieuse, est à la fac). Après plusieurs dizaines d’appels, plusieurs dizaines de sites, on tombe sur un appart, pas trop éloigné du centre (et puis de toute façon on a nos cartes de transport), à 30€ la nuit. L’appart a l’air chouette et quand on pense à nos amis qui payent 26€ la nuit pour un hôtel, on décide de tenter le coup. Et ça marche ! Il est disponible !! On attend qu’Aline rentre des cours et on se se rend à l’adresse indiquée après avoir pris rendez-vous avec le propriétaire. Bon, il demande l’argent en cash et toute l’organisation a pas l’air officiel mais bon, on n’a pas le choix et c’est l’aventure norvégienne ! (c’est ce qu’on se dit pour se donner du courage ou justifier toute mauvaise situation).
| en face, la sdb ; à gauche les chambres |
On quitte notre cocon de modernité pour aller manger au… BURGER KING ?! Vous avez Burger King en Norvège ??!! (Rappelez-vous la modernité lituanienne avant de nous juger. Il n’y a que deux McDonald’s dans Vilnius).
Après tant de choc culturels d’un coup, on se décide pour un tour de la ville, et nos impressions de la ville se confirment : Oslo est ma-gni-fique. Considérée comme une des plus belles villes du monde je crois de toute façon, non ? En tout cas, moi je le dis ! Et je commence à en connaître des villes dans ce monde ! (Pas assez à mon goût mais après tout, connaissons-nous jamais assez de villes ?).
Lorsqu’on rentre, on se cale devant la téééééééléééééé et, c’est fou comme une habitude de 20 ans revient vite (pieds sous les fesses sur le fauteuil, la télécommande qui épouse parfaitement la forme de la main).
Le lendemain, encore un tour de la ville (on s’en lasse pas, vraiment !!) et en plus avec la neige, c’est magique ! Mais c’est pour nous la première expérience en températures négatives et WOW ! C’est difficile !
Mais ici, les gens sont beaux, ils ont l’air sains, ils sont sportifs, ils t’aident dans le bus avec le sourire (et en anglais !), les bus sentent bon et il y a des poubelles dedans ! (et elles ne sont pas rempli de bouteilles d’alcool !). Bon, ici, le salaire minimum est je crois 14€ de l’heure, quelque-chose comme ça (pour comparer, en Italie, il est de 6€ de l’heure). Ça pourrait expliquer beaucoup de choses. En Lituanie, la seule chose qu’ils ont d’élevé dans les statistiques c’est le taux de suicide (oooh, mauvaise blague).
| Le parlement je crois... Pas sûre... |
Le dimanche, on va voir l'hotel de ville (grand bâtiment impressionnant !) et on visite la vieille forteresse d’Akershus (visites entrecoupées de quelques magasins de souvenirs). Minute culturelle : La forteresse dAkershus a été bâtie au 13e siècle pour protéger la ville des invasions puis pendant la seconde guerre mondiale, elle a servie de quartier général allemand.
| Hotel de Ville |
On finit la journée dans un petit club underground où un groupe norvégien joue du Ska. C’est très festif et très sympa ! (Et Coline est rentrée avec le permis de conduire de Marine Drezet, hahaha). L’ambiance est vraiment décontract’ – bah, c’est quand même du ska qui est joué – et les gens sont cool ; malgré les prix exorbitants de la bière et du vestiaire (ça nous change de la Lituanie d’une façon moins agréable tout de suite). Et on a du courir pour attraper le bus en rentrant. J’aime bien. On dirait presque qu’on appartient à cette ville….
Le jour d’après, lundi 22 Novembre donc, Gabriele et Marine vont faire un tour dans les petites îles aux alentours de la côte d’Oslo (je joue la garde malade pour Coline). Ça a l’air magnifique (of course), mais apparemment l’air de la côte est vraiment vraiment terrible (of course).
On se retrouve tous à la gare principale et on décide de retourner au parc (Vraiment ? Vous êtes sûrs ? On doit vraiment y retourner ?). Bon, les statues n’ont pas l’air beaucoup plus rassurant en plein jour et elles semblent toujours aussi agressives et étranges. Un homme a des bébés dans les mains et aux pieds et n’a pas vraiment l’air satisfait de sa situation donc les jette au sol (je décris une statue hein, ce n’est pas un vrai homme dont il est question. Et puis, on est en Norvège tout de même, on ne verrait pas de telles choses ici, ce n’est pas la Lituanie).
Après tout ça, il fait teeeeeellement froid qu’on décide de s’arrêter dans un (tout très très) petit café où on se fait servir un croissant avec un chocolat chaud et des chamallows dessus ! (et il ne nous demande même pas ! Il met juste le pot de chamallows sur le plateau comme si c’était complètement normal ! Je vous jure, j’avais envie de pleurer).
Vers 16h, on va retrouver Aline à son université. Wouaaaaah ! Beaaaaau et graaaaaand mais on ne s’attarde pas trop (c’est vraiment bête qu’il fasse si froid quand même !) et on va faire les courses pour le dîner. Aline décide de nous inviter et cuisine dans son dortoir ! Mais avant, on va jouer un peu sur le lac gelé comme si on avait 8 ans et ça fait du bieeeeeen!! Après tout, notre moyenne d'âge est de 21 ans, juste parce-que Gabriele est là ^^
| Justine "Jamie Oliver" Frier |
Après une bonne omelette et une énorme salade, on décide de ressortir - non non, nous ne sommes pas des sado-maso, on avait une très bonne raison. En effet, ce soir nous allons au cinéma voir HARRY POTTER !!!! Wouh !! Je suis trop excitée ! On a réservé les places la veille, le cinéma est immense et beau !!
Ils font les choses bien les Norvégiens !
Le film est super, pas vraiment besoin de préciser et on finit même par s’habituer aux sous-titres norvégiens – d’ailleurs, les jumeaux Fred et George en anglais s’appellent Fred et Frank en norvégien.
On est mardi 23 novembre, 6h du matin et le réveil résonne dans toute la chambre. Non, ce n’est pas une erreur, il faut qu’on attrape le bus à 7h03 pour être à la gare à temps pour la navette jusqu’à l’aéroport de Rygge. Adieu bel appartement, adieu belle capitale, adieu gens gentils et serviables, de retour vers la grisaille (à Oslo c’est la blanchaille).
| Jolie Oslo #1 |
| Jolie Oslo #2 |
| La gare à gauche |
Inscription à :
Articles (Atom)